Alexandra David-Néel, l'exploratrice du 20eme siècle

True Story

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Alexandra David-Néel, l'exploratrice du 20eme siècle

Elle est considérée comme l’une des plus grandes exploratrices du XXe siècle. Elle est la première étrangère à entrer dans la ville sainte de Lhassa, au Népal. Féministe, orientaliste, philosophe, elle dispose de nombreuses cordes à son arc. Son nom: Alexandra David-Néel. A travers ses périples, découvrez sa True Story. 

Des rêves d'Asie

Louise Eugénie Alexandrine Marie David, de nationalité belge, née le 24 octobre 1868 à St Mandé, près de Paris. Elle est fille unique. Sa mère, espérant un garçon, ne s’en remettra jamais. Son père, lui, est instituteur. C’est un intellectuel, franc-maçon, républicain et idéaliste. En 1851, il s’oppose au coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte et est expulsé de France. Il s’exile en Belgique et épouse Alexandrine Borghmans. Très jeune, Alexandra étudie le piano et le chant au Conservatoire Royal de Bruxelles. Grande lectrice de Jules Verne, enfant, Alexandra se passionne pour les voyages évoqués et rêve d’Asie. Elle n’a qu’une idée en tête : voyager, pour partir de cette maison hantée par sa mère dépressive suite à la perte de son garçon quelques mois après sa naissance. D’ailleurs, à 5 ans, elle se perd pendant plusieurs heures dans les bois de Vincennes. Quelques années plus tard, adolescente, elle s’enfuit de Belgique et embarque avec ses propres économies pour l’Angleterre.

Une femme aux nombreuses facettes

A 21 ans, Alexandra découvre le bouddhisme au musée Guimet à Paris où elle est éblouie par l’art asiatique. Elle se convertit à cette croyance et philosophie des civilisations asiatiques. Le bouddhisme est une tradition basée sur des pratiques méditatives et éthiques, des rituels religieux et pensées philosophiques. 

Alors, elle entreprend son premier voyage en Inde, grâce à l’héritage providentiel d’une parente.

Quand elle revient en Belgique, Alexandra se rapproche de la pensée anarchiste grâce à un ami de son père. Elle écrit dans un traité «L’obéissance, c’est la mort. Chaque instant dans lequel l’homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.» Elle dit aussi que les femmes doivent échapper à la tutelle de leur mari en travaillant.

Ainsi, Alexandra commence une carrière artistique de cantatrice. Au cours des saisons de 1895 à 1897, elle est la première chanteuse à l’Opéra d’Hanoï en Indochine. Elle y interprète le rôle de Violetta pour la Traviata, ainsi qu’un rôle dans Carmen.

De 1897 à 1900, Alexandra partage sa vie à Paris avec le pianiste Jean Hauston. Ensemble, ils écrivent Lidia, un drame lyrique.

En 1900, un contrat la fait voyager à Tunis. Là, elle rencontre par le plus grand des hasards Philippe Néel ingénieur en chef des chemins de fer tunisiens. Ils se marient après 4 ans de relation pendant lesquels Alexandra était sa maîtresse.

 

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Elle est considérée comme l’une des plus grandes exploratrices du XXe siècle. Elle est la première étrangère à entrer dans la ville sainte de Lhassa, au Népal. Féministe, orientaliste, philosophe, elle dispose de nombreuses cordes à son arc. Son nom: Alexandra David-Néel. A travers ses périples, découvrez sa True Story. 

Des rêves d'Asie

Louise Eugénie Alexandrine Marie David, de nationalité belge, née le 24 octobre 1868 à St Mandé, près de Paris. Elle est fille unique. Sa mère, espérant un garçon, ne s’en remettra jamais. Son père, lui, est instituteur. C’est un intellectuel, franc-maçon, républicain et idéaliste. En 1851, il s’oppose au coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte et est expulsé de France. Il s’exile en Belgique et épouse Alexandrine Borghmans. Très jeune, Alexandra étudie le piano et le chant au Conservatoire Royal de Bruxelles. Grande lectrice de Jules Verne, enfant, Alexandra se passionne pour les voyages évoqués et rêve d’Asie. Elle n’a qu’une idée en tête : voyager, pour partir de cette maison hantée par sa mère dépressive suite à la perte de son garçon quelques mois après sa naissance. D’ailleurs, à 5 ans, elle se perd pendant plusieurs heures dans les bois de Vincennes. Quelques années plus tard, adolescente, elle s’enfuit de Belgique et embarque avec ses propres économies pour l’Angleterre.

Une femme aux nombreuses facettes

A 21 ans, Alexandra découvre le bouddhisme au musée Guimet à Paris où elle est éblouie par l’art asiatique. Elle se convertit à cette croyance et philosophie des civilisations asiatiques. Le bouddhisme est une tradition basée sur des pratiques méditatives et éthiques, des rituels religieux et pensées philosophiques. 

Alors, elle entreprend son premier voyage en Inde, grâce à l’héritage providentiel d’une parente.

Quand elle revient en Belgique, Alexandra se rapproche de la pensée anarchiste grâce à un ami de son père. Elle écrit dans un traité «L’obéissance, c’est la mort. Chaque instant dans lequel l’homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.» Elle dit aussi que les femmes doivent échapper à la tutelle de leur mari en travaillant.

Ainsi, Alexandra commence une carrière artistique de cantatrice. Au cours des saisons de 1895 à 1897, elle est la première chanteuse à l’Opéra d’Hanoï en Indochine. Elle y interprète le rôle de Violetta pour la Traviata, ainsi qu’un rôle dans Carmen.

De 1897 à 1900, Alexandra partage sa vie à Paris avec le pianiste Jean Hauston. Ensemble, ils écrivent Lidia, un drame lyrique.

En 1900, un contrat la fait voyager à Tunis. Là, elle rencontre par le plus grand des hasards Philippe Néel ingénieur en chef des chemins de fer tunisiens. Ils se marient après 4 ans de relation pendant lesquels Alexandra était sa maîtresse.

 

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