Margaret Keane, la peintre usurpée par son mari

True Story

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Margaret Keane, la peintre usurpée par son mari

Elle a été pendant des années usurpée par son mari qui prétendait au public être l’auteur des toiles. Son nom: Margaret Keane. A travers le mensonge dans lequel elle s’est retrouvée prise au piège, découvrez sa True story. 

Un style très personnel

Margaret D. H. Keane née Peggy Doris Hawkins en 1927 à Nashville, dans l’état du Tennessee. C’est une jeune fille gentille, douce, timide et un peu naïve. Margaret se met à dessiner dès son plus jeune âge et se passionne très vite pour la peinture. A 10 ans, elle commence à prendre des cours dans sa ville natale et réalise sa première peinture à l’huile. Avec ses pinceaux, elle représente deux petites filles, l’une qui pleure et l’autre qui rit. Elle offrira cette première toile à sa grand-mère. 

A l’âge de 18 ans, Margaret part étudier au Traphagen School of Design de New York. La jeune artiste commence à trouver son identité en terme de peinture, et se met à faire des portraits d’enfants avec des yeux étrangement grands, arborant un drôle d’air triste. La jeune fille a en fait subi à 2 ans une opération qui a endommagé sévèrement son tympan. Suite à ça, elle entend mal et s’est mise à tout observer et a appris à regarder les gens dans les yeux pour mieux les comprendre. Elle explique “Les enfants ont de grands yeux. Quand je fais un portrait, les yeux sont la partie la plus expressive du visage. Et ils sont devenus de plus en plus grands.” Les yeux sont pour elle le reflet de l’âme et ceux qu’elle peint sont en réalité le reflet de ses propres émotions.  

Retour dans les années 50

Nous sommes en Californie. Margaret a 26 ans. Elle prend la décision inhabituelle pour l’époque et plutôt mal vue de quitter son mari, un physicien qui l’étouffe. Margaret prend la route direction San Francisco avec sa fille Jane, alors âgée de 5 ans, et ses tableaux. La jeune artiste essaye de vivre de sa passion: la peinture, et expose ses portraits, appelés “Big Eyes” dans un marché d’art franciscanais. Sur le marché, un autre exposant repère les toiles de Margaret et aborde la jeune femme. L’homme, Walter, âgé de 12 ans de plus que Margaret, a l’air sensible et mielleux. Il se présente à Margaret comme un agent immobilier prospère et peintre du dimanche. Il peint des paysages de Paris, où il aurait voyagé pendant une semaine. La jeune femme tombe vite sous le charme de ce beau parleur...

 

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Elle a été pendant des années usurpée par son mari qui prétendait au public être l’auteur des toiles. Son nom: Margaret Keane. A travers le mensonge dans lequel elle s’est retrouvée prise au piège, découvrez sa True story. 

Un style très personnel

Margaret D. H. Keane née Peggy Doris Hawkins en 1927 à Nashville, dans l’état du Tennessee. C’est une jeune fille gentille, douce, timide et un peu naïve. Margaret se met à dessiner dès son plus jeune âge et se passionne très vite pour la peinture. A 10 ans, elle commence à prendre des cours dans sa ville natale et réalise sa première peinture à l’huile. Avec ses pinceaux, elle représente deux petites filles, l’une qui pleure et l’autre qui rit. Elle offrira cette première toile à sa grand-mère. 

A l’âge de 18 ans, Margaret part étudier au Traphagen School of Design de New York. La jeune artiste commence à trouver son identité en terme de peinture, et se met à faire des portraits d’enfants avec des yeux étrangement grands, arborant un drôle d’air triste. La jeune fille a en fait subi à 2 ans une opération qui a endommagé sévèrement son tympan. Suite à ça, elle entend mal et s’est mise à tout observer et a appris à regarder les gens dans les yeux pour mieux les comprendre. Elle explique “Les enfants ont de grands yeux. Quand je fais un portrait, les yeux sont la partie la plus expressive du visage. Et ils sont devenus de plus en plus grands.” Les yeux sont pour elle le reflet de l’âme et ceux qu’elle peint sont en réalité le reflet de ses propres émotions.  

Retour dans les années 50

Nous sommes en Californie. Margaret a 26 ans. Elle prend la décision inhabituelle pour l’époque et plutôt mal vue de quitter son mari, un physicien qui l’étouffe. Margaret prend la route direction San Francisco avec sa fille Jane, alors âgée de 5 ans, et ses tableaux. La jeune artiste essaye de vivre de sa passion: la peinture, et expose ses portraits, appelés “Big Eyes” dans un marché d’art franciscanais. Sur le marché, un autre exposant repère les toiles de Margaret et aborde la jeune femme. L’homme, Walter, âgé de 12 ans de plus que Margaret, a l’air sensible et mielleux. Il se présente à Margaret comme un agent immobilier prospère et peintre du dimanche. Il peint des paysages de Paris, où il aurait voyagé pendant une semaine. La jeune femme tombe vite sous le charme de ce beau parleur...

 

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