Alice Coffin et Pauline Harmange : même combat misandre

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Alice Coffin et Pauline Harmange : même combat misandre

Nous sommes déjà en octobre et qui dit octobre dit “rose”, pour l’octobre rose. Un mois spécial pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein qui touche encore beaucoup de femmes. A cette occasion, l’équipe de Puzzle a voulu profiter de cette semaine de lancement pour mettre en lumière des femmes fortes ou des militantes à travers le prisme de la culture. Dans cet épisode, Karen Etourneau nous parle de deux oeuvres, écrites par des militantes, qui ont suscité énormément de réactions. 

"Moi les hommes je les déteste", de Pauline Harmange 

Moi les hommes, je les déteste" est sorti fin août aux éditions Monstrograph, tiré à 450 exemplaires. Avant même sa publication, un fonctionnaire travaillant au ministère délégué à l’égalité femmes-hommes a menacé d’interdiction le livre de Pauline Harmange, sous prétexte d’incitation à la haine. De toute évidence, il ne l’avait pas lu. Puisque ce livre n’est ni un pamphlet, ni une oeuvre de prosélytisme, ni un concentré de violence. Au contraire, on peut le lire comme un appel à la sororité. 

"Le génie lesbien" d'Alice Coffin

Alice Coffin, elle aussi, appelle à cette même sororité. Dans son livre "Le génie lesbien", sorti la semaine dernière, la journaliste, militante lesbienne et élue écologiste au Conseil de Paris, déclare, entre autre : “Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer [les hommes]". Et donc, depuis, Alice Coffin, est la femme qui veut “éliminer les hommes”, tout court. Elle est taxée de sectarisme, d’extremisme, elle “dessert la cause féministe”. Pourtant, Le génie lesbien est lui aussi un livre riche, factuel, argumenté. Alors oui, c’est un livre radical, un livre politique, et un discours véhément. Mais peut-être que si aujourd’hui des femmes parlent de façon aussi violentes, aussi franches, c’est parce qu’il y a encore du chemin à faire ? Peut-être que la manière “douce”, “subtile”, “conciliante” ne marche plus ? Peut-être que c’est la seule manière d’être entendue ?

La suite de la chronique de Karen est à écouter dans cet épisode.

Retrouvez tous les épisodes de cette semaine ici : 

La vie légendaire de Joséphine Baker sur les planches 

Vous pouvez réagir à cet épisode sur notre page Twitter

 

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"Moi les hommes je les déteste", de Pauline Harmange 

Moi les hommes, je les déteste" est sorti fin août aux éditions Monstrograph, tiré à 450 exemplaires. Avant même sa publication, un fonctionnaire travaillant au ministère délégué à l’égalité femmes-hommes a menacé d’interdiction le livre de Pauline Harmange, sous prétexte d’incitation à la haine. De toute évidence, il ne l’avait pas lu. Puisque ce livre n’est ni un pamphlet, ni une oeuvre de prosélytisme, ni un concentré de violence. Au contraire, on peut le lire comme un appel à la sororité. 

"Le génie lesbien" d'Alice Coffin

Alice Coffin, elle aussi, appelle à cette même sororité. Dans son livre "Le génie lesbien", sorti la semaine dernière, la journaliste, militante lesbienne et élue écologiste au Conseil de Paris, déclare, entre autre : “Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer [les hommes]". Et donc, depuis, Alice Coffin, est la femme qui veut “éliminer les hommes”, tout court. Elle est taxée de sectarisme, d’extremisme, elle “dessert la cause féministe”. Pourtant, Le génie lesbien est lui aussi un livre riche, factuel, argumenté. Alors oui, c’est un livre radical, un livre politique, et un discours véhément. Mais peut-être que si aujourd’hui des femmes parlent de façon aussi violentes, aussi franches, c’est parce qu’il y a encore du chemin à faire ? Peut-être que la manière “douce”, “subtile”, “conciliante” ne marche plus ? Peut-être que c’est la seule manière d’être entendue ?

La suite de la chronique de Karen est à écouter dans cet épisode.

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