Cinéma : La re_view de "Dark Waters"

Puzzle

0:00
00:07:00
10
10

Cinéma : La re_view de "Dark Waters"

Aujourd'hui dans Puzzle, Jonathan Aupart revient sur le film "Dark Waters" réalisé par Todd Haynes.

Le film commence comme un film d’horreur assez drôle et se termine dans une ambiance bien plus pesante. Un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques, interprété par Mark Ruffalo, est interpellé par un paysan au sujet d'une usine qui pollue et empoisonne la campagne. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, l'avocat va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie.

Difficile de dire si "Dark Waters" est un chef d’œuvre, ou un incontournable, et il ne marquera sans doute pas l’histoire du cinéma, mais ce qu’on peut dire sans fourcher, c’est que c’est un bon film au sens noble du terme. Maîtrisé. À la réalisation soignée, on pourrait dire documentaire mais cela reste très réfléchi en terme de plans, de composition, d’utilisation des décors, de photographie. Même le grain à l’écran donne à ce film l’impression que la pellicule est contaminée elle aussi. Tout ça contribue à créer une ambiance qui reste en tête en sortant de la salle.

On peut aussi dire que c’est un film "nécessaire". Déjà parce qu’il rentre directement dans les œuvres références sur le sujet, et surtout pour ceux qui vont le découvrir. Et c’est pas rien de dire ça, vu l’ampleur du scandale et le peu d’écho qu’il a trouvé dans la presse à sa sortie notamment européenne malgré la durée du boudin, alors que cette affaire a pourtant porté atteinte à 99% des gens vivant sur cette planète. Et tout cela nous est relaté avec un traitement consciencieux, on pourrait presque dire sobre ou en tout cas qui se garde bien de faire dans le sensationnel ou le manichéisme, mais le sujet est tellement difficile qu’il n'y a même pas besoin.

C'est clairement le genre de film qui donne autant envie de croire en la grandeur de la dévotion dont est capable l’être humain que d’activer soi même la bombe nucléaire pour raser l’espèce toute entière.

 

See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

Episodes
Date
Duration

The podcast Puzzle has been added to your home screen.

Aujourd'hui dans Puzzle, Jonathan Aupart revient sur le film "Dark Waters" réalisé par Todd Haynes.

Le film commence comme un film d’horreur assez drôle et se termine dans une ambiance bien plus pesante. Un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques, interprété par Mark Ruffalo, est interpellé par un paysan au sujet d'une usine qui pollue et empoisonne la campagne. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, l'avocat va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie.

Difficile de dire si "Dark Waters" est un chef d’œuvre, ou un incontournable, et il ne marquera sans doute pas l’histoire du cinéma, mais ce qu’on peut dire sans fourcher, c’est que c’est un bon film au sens noble du terme. Maîtrisé. À la réalisation soignée, on pourrait dire documentaire mais cela reste très réfléchi en terme de plans, de composition, d’utilisation des décors, de photographie. Même le grain à l’écran donne à ce film l’impression que la pellicule est contaminée elle aussi. Tout ça contribue à créer une ambiance qui reste en tête en sortant de la salle.

On peut aussi dire que c’est un film "nécessaire". Déjà parce qu’il rentre directement dans les œuvres références sur le sujet, et surtout pour ceux qui vont le découvrir. Et c’est pas rien de dire ça, vu l’ampleur du scandale et le peu d’écho qu’il a trouvé dans la presse à sa sortie notamment européenne malgré la durée du boudin, alors que cette affaire a pourtant porté atteinte à 99% des gens vivant sur cette planète. Et tout cela nous est relaté avec un traitement consciencieux, on pourrait presque dire sobre ou en tout cas qui se garde bien de faire dans le sensationnel ou le manichéisme, mais le sujet est tellement difficile qu’il n'y a même pas besoin.

C'est clairement le genre de film qui donne autant envie de croire en la grandeur de la dévotion dont est capable l’être humain que d’activer soi même la bombe nucléaire pour raser l’espèce toute entière.

 

See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

Subscribe Install Share

Thank you for your subscription

For a better experience, also consider installing the application.

Install