Qu’est-ce que les dark patterns ?

Maintenant, vous savez

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Qu’est-ce que les dark patterns ?

Maintenant, vous savez

Les dark patterns, (à ne pas traduire en français par « motifs sombres » mais plutôt par « pièges à utilisateurs »), sont des mécaniques issues du design d’interface et dont le but est de piéger les utilisateurs ou de leur faire faire des choses contre leur volonté. 

Des chercheurs de l’université de Princeton (New Jersey, États-Unis) ont voulu quantifier ce phénomène. Ils ont épluché 11 000 sites d'e-commerce grâce à un algorithme et ont identifié des dark patterns sur 1 267 sites, soit 11 % d’entre eux. Les sites web les plus populaires sont ceux qui utilisent le plus les dark patterns, notent les chercheurs. 

Fort probable ! D’autres dark patterns cherchent à culpabiliser l’acheteur. Sur le nombre de sites scrutés par les chercheurs, 160 utilisent le « Confirmshaming », une méthode pour inciter l’internaute à faire le « bon » choix. Cliquer sur un bouton « Non, merci ! Je préfère faire partie du club des gens qui paient plein pot » si vous refusez d’adhérer à une offre d’abonnement par exemple.

L’un des dark patterns les plus utilisés par les sites de e-commerce reste les alertes sur la rareté d’un produit pour augmenter sa désirabilité. Généralement, il s’agit de messages indiquant qu’il ne reste qu’une quantité limitée du produit ou que ce dernier est très demandé. 

Les chercheurs veulent que cette étude et l’algorithme qu’ils ont développé pour identifier automatiquement les dark patterns servent aux régulateurs gouvernementaux. L’idée est de les aider à mieux appréhender ces méthodes d’incitation à l’achat parfois mensongères. « Toutes les méthodes identifiées dans notre étude ne requièrent sans doute pas l’attention des gouvernements. Mais l’utilisation de dark patterns devrait être plus transparente afin que les e-consommateurs soient plus conscients de la manière dont leurs comportements sont orientés », explique au New York Times Arvind Narayanan, professeur en sciences de l’informatique à Princeton et auteur de l’étude.

Pour le moment, peu de lois s’attaquent directement aux dark patterns. Dans l’Union Européenne, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) protège uniquement les internautes des méthodes trompeuses de collecte des données personnelles. 

Aujourd’hui, une partie des sites veulent quelque chose de vous : votre temps, votre argent, vos données. Vérifiez toujours la barre d’état de votre navigateur lorsque vous vous apprêtez à cliquer sur un lien pour voir « sur quel site vous allez atterrir ».

Prêtez attention à l’ergonomie des sites. Parfois, sur une popup, le bouton valider est à droite et annuler à gauche. Des fois, cela s’inverse. Attention aux automatismes donc.

Toujours sur vos habitudes et notamment sur mobile, préférez les boutons du navigateur plutôt que les boutons « retour » d’un site par exemple. N’allez pas trop vite lorsque vous cliquez. Parfois une publicité ou un bouton se charge à la place du lien sur lequel vous vous apprêtiez à cliquer. Bref, soyez lents !

Allumez votre radar à dark patterns sur puissance maximale si vous êtes sur des sites e-commerce ou des sites pirates / de streaming, etc.

Enfin, allez faire un tour sur DarkPatterns.org pour découvrir tous les grands principes des dark patterns et dès que vous détectez une filouterie du design d’interface qui s’apparente à un dark pattern, n’hésitez pas à prévenir vos proches via les réseaux sociaux ! 

Voilà ce qu’est dark pattern ! 

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Les dark patterns, (à ne pas traduire en français par « motifs sombres » mais plutôt par « pièges à utilisateurs »), sont des mécaniques issues du design d’interface et dont le but est de piéger les utilisateurs ou de leur faire faire des choses contre leur volonté. 

Des chercheurs de l’université de Princeton (New Jersey, États-Unis) ont voulu quantifier ce phénomène. Ils ont épluché 11 000 sites d'e-commerce grâce à un algorithme et ont identifié des dark patterns sur 1 267 sites, soit 11 % d’entre eux. Les sites web les plus populaires sont ceux qui utilisent le plus les dark patterns, notent les chercheurs. 

Fort probable ! D’autres dark patterns cherchent à culpabiliser l’acheteur. Sur le nombre de sites scrutés par les chercheurs, 160 utilisent le « Confirmshaming », une méthode pour inciter l’internaute à faire le « bon » choix. Cliquer sur un bouton « Non, merci ! Je préfère faire partie du club des gens qui paient plein pot » si vous refusez d’adhérer à une offre d’abonnement par exemple.

L’un des dark patterns les plus utilisés par les sites de e-commerce reste les alertes sur la rareté d’un produit pour augmenter sa désirabilité. Généralement, il s’agit de messages indiquant qu’il ne reste qu’une quantité limitée du produit ou que ce dernier est très demandé. 

Les chercheurs veulent que cette étude et l’algorithme qu’ils ont développé pour identifier automatiquement les dark patterns servent aux régulateurs gouvernementaux. L’idée est de les aider à mieux appréhender ces méthodes d’incitation à l’achat parfois mensongères. « Toutes les méthodes identifiées dans notre étude ne requièrent sans doute pas l’attention des gouvernements. Mais l’utilisation de dark patterns devrait être plus transparente afin que les e-consommateurs soient plus conscients de la manière dont leurs comportements sont orientés », explique au New York Times Arvind Narayanan, professeur en sciences de l’informatique à Princeton et auteur de l’étude.

Pour le moment, peu de lois s’attaquent directement aux dark patterns. Dans l’Union Européenne, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) protège uniquement les internautes des méthodes trompeuses de collecte des données personnelles. 

Aujourd’hui, une partie des sites veulent quelque chose de vous : votre temps, votre argent, vos données. Vérifiez toujours la barre d’état de votre navigateur lorsque vous vous apprêtez à cliquer sur un lien pour voir « sur quel site vous allez atterrir ».

Prêtez attention à l’ergonomie des sites. Parfois, sur une popup, le bouton valider est à droite et annuler à gauche. Des fois, cela s’inverse. Attention aux automatismes donc.

Toujours sur vos habitudes et notamment sur mobile, préférez les boutons du navigateur plutôt que les boutons « retour » d’un site par exemple. N’allez pas trop vite lorsque vous cliquez. Parfois une publicité ou un bouton se charge à la place du lien sur lequel vous vous apprêtiez à cliquer. Bref, soyez lents !

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