Qu'est-ce qu'une thérapie de conversion ?

Maintenant, vous savez

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Qu'est-ce qu'une thérapie de conversion ?

Maintenant, vous savez

Une thérapie de conversion, ou homothérapie, vise à convertir des personnes homosexuelles à l’hétérosexualité, ou tout au moins à encourager leur abstinence. Portées par des groupes religieux, ces thérapies se développent encore en Europe comme en Amérique. Or, en plus d’être inefficaces, elles peuvent s’avérer dangereuses.

On commence à parler de thérapie de conversion dans les années 1950 en Amérique du Nord. Des sexologues entendent bien traiter l’homosexualité comme n’importe quelle maladie neurologique. C’est ainsi que des personnes homosexuelles subissent lobotomie et décharges électriques, dans l’espoir de changer d’orientation sexuelle. Dans les années 1970, l’homosexualité quitte enfin le champ de la psychiatrie. Et il faut même attendre 1992 pour que l’organisation mondiale de la santé l’enlève de la liste des maladies mentales !

Pour autant, ce n’est pas la fin des thérapies de conversion. Des mouvements religieux, notamment catholiques, considèrent que l’homosexualité est une déviance satanique et prennent le relais des thérapies de conversion. Elles ont pignon sur rue aux Etats-Unis ou en Pologne.

Mais elles existent aussi ailleurs. En France par exemple, l’association Torrents de vie est une émanation de l’américaine Desert Stream Living Waters. C’est ce que montre le journaliste Bernard Nicolas dans le documentaire d’Arte “Homothérapies, conversion forcée”. Ces associations proposent des thérapies plus ou moins violentes : il peut s’agir d’un groupe de parole, d’un stage avec des rituels, des prières de guérisons, voire même de séance d’exorcisme où les fidèles entrent en transe.

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Une thérapie de conversion, ou homothérapie, vise à convertir des personnes homosexuelles à l’hétérosexualité, ou tout au moins à encourager leur abstinence. Portées par des groupes religieux, ces thérapies se développent encore en Europe comme en Amérique. Or, en plus d’être inefficaces, elles peuvent s’avérer dangereuses.

On commence à parler de thérapie de conversion dans les années 1950 en Amérique du Nord. Des sexologues entendent bien traiter l’homosexualité comme n’importe quelle maladie neurologique. C’est ainsi que des personnes homosexuelles subissent lobotomie et décharges électriques, dans l’espoir de changer d’orientation sexuelle. Dans les années 1970, l’homosexualité quitte enfin le champ de la psychiatrie. Et il faut même attendre 1992 pour que l’organisation mondiale de la santé l’enlève de la liste des maladies mentales !

Pour autant, ce n’est pas la fin des thérapies de conversion. Des mouvements religieux, notamment catholiques, considèrent que l’homosexualité est une déviance satanique et prennent le relais des thérapies de conversion. Elles ont pignon sur rue aux Etats-Unis ou en Pologne.

Mais elles existent aussi ailleurs. En France par exemple, l’association Torrents de vie est une émanation de l’américaine Desert Stream Living Waters. C’est ce que montre le journaliste Bernard Nicolas dans le documentaire d’Arte “Homothérapies, conversion forcée”. Ces associations proposent des thérapies plus ou moins violentes : il peut s’agir d’un groupe de parole, d’un stage avec des rituels, des prières de guérisons, voire même de séance d’exorcisme où les fidèles entrent en transe.

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